Coup d’oeil sur un article scientifique !

 

Notre intervenant, Enda King (kinésithérapeute en chef et chercheur à la Sport Surgery Clinic de Dulin), publie plusieurs études en ce moment. Nous allons nous attarder sur une en particulier « Whole-body biomechanichal differences between limbs exist 9 months after ACL reconstruction across jump/landing tasks ». Enda King et al, Scand J Med Sci Sports, 2018. Doi : 10.1111/sms.13259.Capture d’écran 2019-06-15 à 15.32.46

Avant de rentrer dans les détails, nous vous rappelons que Enda viendra donner sa formation sur la rééducation du Ligament croisé antérieur, formation axée sur la ré-athlétisation et le retour à la performance, les 29 et 30 Juin prochain à Bordeaux. Il reste encore quelques places disponibles, la formation est admissible à une pris en charge par le fif-pl et nous sommes référencé Datadock.

Pour vous inscrire

Pour revenir à notre étude, les auteurs, en raison du  taux de re rupture qui n’est pas négligeable (1) ainsi que ceux de retour au sport au niveau précédant la blessure relativement faibles(2)(3)(1), ont avancé l’hypothèse que 9 mois après une chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA), délai régulièrement annoncé pour la reprise du sport en compétition, il y aurait encore des différences sur la biomécanique (cinétique et cinématique) de la chaine cinétique (tronc, hanche, genou, cheville) ainsi que sur la performance, entre le côté opéré et le côté sain, lors de la réalisation de tests cliniques couramment utilisés comme critères de retour au sport (double leg drop jump (DLDJ), single leg drop jump (SLDJ), single leg hop for distance (SLHD) et le hurdle hop (HH)).

Ils ont donc inclus consécutivement 156 patients de sexe masculin, pratiquant un sport de pivot et désirant reprendre leur sport à un niveau identique. Les patients ont été recruté, avant leur chirurgie, dans les cabinets de deux chirurgiens orthopédiques mais opérant au même endroit. Cette cohorte de patients a par ailleurs servi à d’autres études très intéressantes (4)(5). En raison des critères d’inclusion et du caractère monocentrique de l’étude il faudra évidemment se méfier avant d’extrapoler les résultats de cette étude à d’autres populations.

Suite à la chirurgie (greffe os-tendon patellaire-os ou ischio-jambiers) les patients ont pu réaliser leur rééducation chez leurs kinésithérapeutes habituels sans qu’un protocole spécifique soit proposé par les investigateurs. Les patients ont ensuite été testé en moyenne 8,8 mois (ET ±0,7) après opération. Pour chaque patient le membre opéré fut comparé au membre sain, sur différentes variables biomécaniques, lors des différents tests évoqués plus haut. Les investigateurs ont ensuite testé les différences entres les membres sains et opérés avec un test de Student pour séries appariées. Lorsque la différence était significative la taille de l’effet (ES) fut calculée afin d’évaluer cette différence.

Nous allons vous rapporter ici seulement les variables avec une grande taille de l’effet (c.a.d d>0,8) pour le reste nous vous invitons à consulter l’article joint à cet article.

Biomécanique :

Double leg drop jump :

Moment du genou opéré plus faible dans les plans frontal (ES d=-0,92, en direction du valgus) et transverse (ES d=-0,81, vers la rotation externe).

 Single leg drop jump :

 Aucune variable avec une différence importante ici. Notons toutefois un moment du genou, dans le plan frontal, plus faible côté opéré (ES d=-0,74, en direction du valgus) et un centre de gravité moins postérieur au genou sur l’ensemble du mouvement (ES d=0,74).

Single leg hop for distance :

 Centre de gravité moins postérieur au genou lors de l’ensemble du mouvement (ES d=0,82) du côté opéré et encore une fois un moment du genou, plus faible dans le plan frontal (ES d=-0,8, en direction du valgus).

Hurdle hop :

Aucune variable avec une différence importante ici. Nous pouvons toutefois noter, encore une fois, un moment du genou, dans le plan frontal, plus faible du côté opéré (ES=-0,74, en direction du valgus).

Performance :

Les investigateurs ont ici comparé la hauteur de saut et l’index de force réactive lors du single leg drop jump et du single leg hop for distance.

Une différence importante fut trouvée, entre côté sain et côté opéré sur la hauteur lors du single leg drop jump (ES d=-0,81) alors que la différence de longueur de saut sur le single leg hop for distance était faible (ES d=-0,36).

Bon…c’est bien beau tout ça mais on en fait quoi ???

 Cette étude à évaluer de nombreux paramètres (bien plus que ceux relatés ci-dessus, mais pour les découvrir nous vous invitons à lire l’étude complète !) sur de des patients à 9 mois de leur opération du LCA. Elle ne nous permet en aucun cas de dire que ces facteurs sont prédictifs de quoique ce soit mais elle propose un état des lieux. Cependant, certains facteurs biomécaniques prédictifs d’une rupture du LCA (6), ou de re-rutpure(7), sont connus et il est intéressant de les comparer aux résultats obtenus.

Nous voyons que dans cette étude la variable retrouvée, sur tous les tests, avec une ES allant de modérée à grande est un moment interne de valgus diminuée sur le membre opéré alors que d’autres études (7)(6) avaient plutôt trouvé un moment externe de valgus augmenté (NDLR : le moment interne est la résultante des forces crées par les muscles à l’articulation et l’externe par la résultante de forces externe agissant sur l’articulation, comme la force de réaction au sol par exemple). Toutefois, c’était sur des sujets féminins et il n’est pas idiot de penser qu’une diminution du contrôle du valgus, en situation de jeux, puisse favoriser une situation de valgus dynamique. Le contrôle neuro musculaire de la chaine cinétique semble donc déficitaire après 9 mois de rééducation (en tout cas sur cette cohorte de patients). En conséquence, c’est un élément important à cibler et évaluer lors de notre processus de rééducation/ré-athlétisation (Enda en parlera largement lors de la formation).

Nous notons aussi qu’un centre de gravité moins postérieur au genou et retrouvé régulièrement sur les différents tests avec une taille d’effet modérée à grande. Cela peut s’expliquer par une compensation visant à moins solliciter le quadriceps dont nous savons qu’il reste souvent déficitaire après chirurgie du LCA(8).

Pour ce qui est de la performance, nous voyons que le single leg drop jump est probablement plus à même de mettre en évidence un déficit que le single leg hop for distance et sera donc à privilégier sur ce paramètre. Il est bien évident que cela ne suffit pas à renvoyer un athlète à la compétition, bien d’autre paramètres sont à prendre en compte.

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Bibiliographie :

  1. Lai CC, Ardern CL, Feller JA, Webster KE. Eighty-three per cent of elite athletes return to preinjury sport after anterior cruciate ligament reconstruction: a systematic review with meta-analysis of return to sport rates, graft rupture rates and performance outcomes. Br J Sports Med [Internet]. 21 févr 2017; Disponible sur: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28223305
  2. Ardern CL, Taylor NF, Feller JA, Webster KE. Fifty-five per cent return to competitive sport following anterior cruciate ligament reconstruction surgery: an updated systematic review and meta-analysis including aspects of physical functioning and contextual factors. Br J Sports Med. nov 2014;48(21):1543‑52.
  3. Ardern CL, Taylor NF, Feller JA, Whitehead TS, Webster KE. Sports Participation 2 Years After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction in Athletes Who Had Not Returned to Sport at 1 Year: A Prospective Follow-up of Physical Function and Psychological Factors in 122 Athletes. Am J Sports Med. avr 2015;43(4):848‑56.
  4. King E, Richter C, Franklyn-Miller A, Wadey R, Moran R, Strike S. Back to Normal Symmetry? Biomechanical Variables Remain More Asymmetrical Than Normal During Jump and Change-of-Direction Testing 9 Months After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction. Am J Sports Med. avr 2019;47(5):1175‑85.
  5. King E, Richter C, Franklyn-Miller A, Daniels K, Wadey R, Jackson M, et al. Biomechanical but not timed performance asymmetries persist between limbs 9 months after ACL reconstruction during planned and unplanned change of direction. J Biomech. nov 2018;81:93‑103.
  6. Hewett TE, Myer GD, Ford KR, Heidt RS, Colosimo AJ, McLean SG, et al. Biomechanical Measures of Neuromuscular Control and Valgus Loading of the Knee Predict Anterior Cruciate Ligament Injury Risk in Female Athletes: A Prospective Study. Am J Sports Med. avr 2005;33(4):492‑501.
  7. Paterno MV, Schmitt LC, Ford KR, Rauh MJ, Myer GD, Huang B, et al. Biomechanical Measures during Landing and Postural Stability Predict Second Anterior Cruciate Ligament Injury after Anterior Cruciate Ligament Reconstruction and Return to Sport. Am J Sports Med. oct 2010;38(10):1968‑78.
  8. Petersen W, Taheri P, Forkel P, Zantop T. Return to play following ACL reconstruction: a systematic review about strength deficits. Arch Orthop Trauma Surg. oct 2014;134(10):1417‑28.

Lors de la progression de l’entrainement, toutes les charges ne sont pas équivalentes.

Par le Pr Tim Gabbett et l’équipe de Gabbett Performance Solutions

A quoi correspond une charge suffisante et quand y’en a-t-il trop ?

Il est bien établi que pour bâtir des athlètes robustes il est nécessaire de proposer une charge chronique et éviter les changements rapides dans la charge. Que vous travailliez avec des athlètes professionnels ou des « champions du weekend », la question posée par les entraineurs et les professionnels de santé est souvent la même :

« A quel point dois-je augmenter la charge d’entrainement afin d’obtenir, de mon athlète, la meilleure performance possible, sans augmenter son risque de blessure ? »

La charge d’entrainement doit dépasser les capacités de l’athlète afin de permettre une adaptation et éventuellement améliorer ses capacités. Toutefois, des blessures peuvent apparaitre si les charges d’entrainement augmentent trop rapidement et qu’elles dépassent trop les capacités tissulaires.

Mais comment les praticiens peuvent-ils s’assurer que les athlètes soient capables d’accepter la charge prescrite ? Nous avons récemment décrit le ratio de charge aigüe:chronique (ACWR) qui est une approche, fondée sur les preuves scientifiques, pour proposer une progression de la charge sans risquer les blessures (1). Cette méthode utilise la quantité de charge d’entrainement récente (c.à.d. charge aigüe) en rapport à la charge d’entrainement appliquée sur le long terme (c.à.d. charge chronique) dans le but d’améliorer les capacités de l’athlète. Auparavant « la règle des 10% » était (et est toujours présente dans certains sports) régulièrement recommandée pour gérer la progression de la charge d’entrainement. Cet article discutera des recherches autour de la progression des charges d’entrainement et proposera quelques éléments pratiques pour améliorer les capacités de vos athlètes.

 « La règle des 10% » existe-t-elle vraiment ?

 Toute personne, ayant lu un livre de médecine du sport ou de préparation physique, a vu le passage « n’augmentez pas la charge d’entrainement de plus de 10% par semaine ou cela augmentera le risque de blessure ! ». Cette manière de limiter l’augmentation de la charge hebdomadaire de 10% correspond à « la règle des 10% ». Elle est très populaire dans les sports d’endurance, en particulier la course à pieds. Le résultat est qu’une augmentation de la charge de plus de 10% par semaine augmenterait le risque de blessure alors que rester sous ces 10% permettrait de ne pas blesser l’athlète. Mais avons-nous des preuves scientifiques supportant ces affirmations ?

Buist et al. (2) ont étudié l’influence, sur les blessures, d’une augmentation, ‘normale’ ou ‘réduite’ (c.à.d. moins de 10% par semaine), de la charge d’entrainement de coureurs débutants. Le groupe avec une avec augmentation de charge dite ‘réduite’ a effectué une progression sur 13 semaines tandis que le groupe ‘normale’ atteignit la même charge d’entrainement sur une période plus courte (8 semaines). A la fin des périodes d’entrainement il n’y avait aucune différence dans la prévalence des blessures, entre les groupes ‘réduite’ (21%) et ‘normale’ (20%). Nielsen et al. (3) ont aussi étudié la progression dans la charge d’entrainement chez les coureurs débutants. Ils ont trouvé que les coureurs augmentant leur charge d’entrainement de plus de 30% par semaine étaient plus propices à développer des blessures que ceux ayant une progression plus lente. Cependant, ils ont aussi démontré que les coureurs débutants pouvaient tolérer une progression de la charge d’entrainement d’environ 20-25% par semaine, au moins sur de courtes périodes.

Au final, que nous disent ces résultats ? Tout d’abord, il apparait que de grandes augmentations dans la charge d’entrainement (~30%) augmente le risque de blessure. Deuxièmement, il est courant pour des coureurs débutants d’augmenter la charge d’entrainement de plus de 10% par semaine, et au moins pour de courtes périodes, de tolérer ces progressions de charge d’entrainement.

Comme avec tout contenu scientifique, le contexte est important.

Nous avons démontré que, dans les sports d’équipe, lorsque l’augmentation de la charge d’entrainement était limitée à moins de 10% par semaine, le risque de blessure était très faible (~7,5%) (1). Cependant, la chance de se blesser était presque triplée (~21%) lorsque l’augmentation de la charge d’entrainement augmentait de plus de 15% par semaine. Si la charge d’entrainement augmentait de 50% par semaine alors le risque de se blesser passait à 38% (Figure 1).

Figure 1. Chance de se blesser avec différents niveaux de changement dans la charge d’entrainement. Données issues d’athlètes pratiquant des sports d’équipe.

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Il semblerait donc logique d’avancer que pour diminuer le risque de blessure, tous les sportifs devraient limiter la progression de leur charge d’entrainement à moins de 10% par semaine. Cependant, comme avec toutes les données issues de la recherche, le contexte est important ! Bien que le consensus général soit que des changements rapides dans la charge d’entrainement augmentent le risque de blessures, ces changements doivent être mis en rapport avec la charge chronique de l’athlète. Les sportifs avec une charge chronique faible ont des possibilités plus importantes d’augmenter leur charge d’entrainement. Tandis que ceux ayant une charge chronique élevée ont des possibilités plus limitées pour augmenter leur charge d’entrainement. Il est bien plus facile d’augmenter sa charge d’entrainement hebdomadaire lorsque la charge chronique est proche du néant que lorsqu’elle est proche du maximum (Tableau 1).

Tableau 1. Changements suggérés dans la charge d’entrainement hebdomadaire en fonction de la charge chronique de l’athlète.

Condition Physique Charge chronique Changement hebdomadaire de la charge d’entrainement
Déconditionné

 

Faible Moins de 10%
Bonne santé mais sans entrainement

 

Modérée Plus de 10%
Athlète de haut niveau Elevée Moins de 10%

Il est relativement aisé d’éviter les changements rapides dans la charge d’entrainement mais les entraineurs et les professionnels de santé sont encouragé à faire preuves de bon sens dans la préparation de leurs progressions d’entrainement. Prenons l’exemple d’un individu, non entrainé, (charge chronique actuelle d’1 mile par semaine) dont le but est de participer à une course de 10 miles. Si, une augmentation de moins de 10% de sa charge d’entrainement hebdomadaire lui était proposée, à la deuxième semaine il passerait à 1,1 miles, en troisième semaine ce serait 1,21 miles. Il lui prendrait 26 semaines pour avoir la capacité de tolérer une course de 10 miles. 10% de rien ce n’est toujours rien !

Peut-être que le terme de « guide des 10% » est plus adapté !

Si, la « règle des 10% » était vraiment une règle, une augmentation hebdomadaire de la charge d’entrainement de plus de 10% résulterait systématiquement en un taux de blessure élevé alors que mois de 10% d’augmentation conduirait à un taux de blessure plus faible. Neuf pourcents d’augmentation serait sans risque et onze pourcents serait risqué ! Ce n’est clairement pas le cas. Lorsque l’on progresse les charges d’entrainement, augmenter de moins de 10% devrait être considérer comme une recommandation et non une « règle ».

Comment savoir si 10% d’augmentation est suffisant ou trop ?

 Il est plus que judicieux de prendre plus qu’une simple information lorsque l’on interprète des données et que l’on prescrit des entrainements. La charge d’entrainement chronique doit être prise en compte lors de la progression de charge hebdomadaire. Mais, la « réponse » de l’athlète à l’entrainement doit être évaluée régulièrement. Par exemple, si un sportif se plaint de fatigue excessive, de réveils nocturnes, d’un moral perturbé ou de douleurs qui sont présentes le matin et persistent la nuit, peut être que le changement dans la charge d’entrainement a dépassé les capacités de cet athlète. D’un autre côté, si l’athlète supporte facilement la progression proposée, il faut peut-être proposer une augmentation plus importante. Un certain niveau de fatigue est nécessaire pour qu’il y’est une adaptation, les sportifs ne progresseront pas si le stimulus lié à l’entrainement n’est pas adapté. Lorsque l’on augmente la charge d’entrainement, les 10% d’augmentation hebdomadaires peuvent servirent de « guide », mais le contexte (c.à.d. charge chronique, phase d’entrainement, tolérance à la charge) est l’élément clé !

Bibliographie

 

  1. Gabbett TJ. The training—injury prevention paradox: should athletes be training smarter and harder? Br J Sports Med 2016;50:273-280.
  2. Buist I, Bredeweg SW, Mechelen van W, et al. No effect of a graded training program on the number of running-related injuries in novice runners: A randomized controlled trial. Am J Sports Med 2008;36:33–9. doi:10.1177/0363546507307505
  3. Nielsen RO, Cederholm P, Buist I, et al. Can GPS be used to detect deleterious progression in training volume among runners? J Strength Cond Res 2013;27:1471-1478.

Pour s’inscrire à la formation de Tim Gabbett c’est par ici !!!

Syndrome fémoro-patellaire : Livret d’information pour les patients

Notre intervenant Christian Barton est un chercheur spécialiste du syndrome fémoro -patellaire et est à l’origine de nombreux projets visant à diffuser les données issues de la recherche vers les cliniciens et les patients.

Il y’ a quelques temps, il publiait, en compagnie d’un autre chercheur spécialiste

téléchargement

de cette pathologie, Michael Rathleff, un livret à destination des patients. Ce livret a été traduit en français par l’association française de thérapie manuelle orthopédique, groupe d’intérêt de l’International Federation of Orthopaedic Manipulative Physical Therapists,  OMT-france. Merci à eux pour ce travail.

 

Télécharger le livret

Interview de Christian Barton

Lors de son passage au Danemark, au congrès de la médecine du sport, en début d’année Christian a donné cette interview dans laquelle il évoque le ré entrainement à la course à pied. Par ailleurs voici le lien vers l’étude qu’il évoque dans la vidéo.